Chiner du Lalan : Quand la musique et la danse se font peinture
Dans le monde de l'art, il est parfois difficile d'exister quand on partage la vie d'une superstar. Xie Jinglan, dite Lalan (1921-1995), est arrivée à Paris en 1948 avec son mari, qui n'était autre que le futur maître de l'abstraction Zao Wou-Ki.
Pendant des années, elle a été sa muse, tout en étudiant la composition musicale et la danse moderne. Ce n'est qu'après leur séparation en 1957 que Lalan prend les pinceaux pour exprimer sa propre vision du monde. Elle invente un style unique où la peinture, la musique électronique (elle fut pionnière en la matière !) et la danse se mélangent. Elle a vécu en France jusqu'à son décès tragique dans un accident de voiture dans le sud de la France en 1995.
Aujourd'hui, le marché de l'art redécouvre enfin son génie. Ses toiles, qui se vendaient pour quelques milliers d'euros il y a vingt ans, atteignent désormais plusieurs centaines de milliers d'euros en Asie. Ayant beaucoup travaillé et exposé en France, ses aquarelles, lithographies et petits formats à l'huile circulent encore dans des collections privées françaises... et finissent parfois en salle des ventes ou en brocante !
L'astuce de l'expert : Comment reconnaître une œuvre de Lalan ?
Le travail de Lalan est profondément poétique. Si vous tombez sur des œuvres abstraites datant des années 1960 à 1990, cherchez ces indices :
- La signature "Lalan" : Contrairement à son ex-mari qui signait en chinois et en français, elle a adopté le pseudonyme "Lalan" (parfois écrit en lettres minuscules très fluides et rondes, presque comme un souffle). On y trouve parfois son nom chinois à côté, mais le "Lalan" est sa véritable marque de fabrique.
- Des paysages abstraits et dansants : Ses œuvres ne sont pas géométriques. Elles ressemblent à des brumes, des montagnes imaginaires, de l'eau qui coule. On dit souvent de sa peinture qu'elle "danse". Les lignes sont courbes, rythmées et aériennes.
- Une palette douce et vibrante : Lalan utilisait souvent des lavis très subtils (aquarelle ou huile très diluée). Elle affectionnait les bruns, les ocres, les bleus profonds, et laissait souvent de grands espaces vides sur le papier ou la toile (le fameux "vide" de la tradition taoïste) pour laisser respirer l'œuvre.
Vous avez chiné une aquarelle ou une toile abstraite signée Lalan ? C'est potentiellement une découverte majeure ! Manipulez l'œuvre avec grand soin. Prenez des photos de l'ensemble, un gros plan sur la signature, et envoyez-nous le tout. Nous vous dirons s'il s'agit de la fameuse Xie Jinglan : estimationbrocante@gmail.com
L'art abstrait recèle bien des mystères, apprenez à les déchiffrer avec nous sur www.reussirdanslabrocante.fr !
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