Eugène Galien-Laloue : Le faussaire de génie de ses propres œuvres

Publié le 26 mai 2026 à 18:08

Eugène Galien-Laloue : Le faussaire de génie de ses propres œuvres

Né en 1854 et mort en 1941, Eugène Galien-Laloue est le peintre par excellence du Paris trépidant de la Belle Époque. Alors que les impressionnistes révolutionnaient l'art, lui a choisi de documenter avec une précision d'orfèvre l'atmosphère des rues parisiennes. Son succès commercial fut si fulgurant de son vivant qu'il a dû inventer un stratagème étonnant pour contourner ses contrats d'exclusivité avec les galeries d'art.

Que chercher sur le marché de l'art ?

Galien-Laloue a une spécialité indémodable qui ravit toujours les collectionneurs américains et européens :

1. Les Grands Boulevards sous la pluie ou la neige : C'est sa marque de fabrique. Il peignait la vie parisienne : les fiacres, les premiers tramways, les vendeuses de fleurs, les réverbères qui s'allument à la tombée de la nuit. Le tout avec une prédilection pour l'automne et l'hiver, car la chaussée mouillée lui permettait de créer de magnifiques reflets de lumière.

2. Une technique reine : la gouache Contrairement à la majorité des peintres cotés de son époque qui privilégiaient l'huile sur toile, Galien-Laloue excellait dans la gouache (souvent rehaussée d'aquarelle), généralement peinte sur du papier fort ou du carton.


Le verdict du chineur

Voici le secret le mieux gardé des chineurs concernant cet artiste. Parce qu'il était lié par contrat à une galerie, Galien-Laloue a peint sous plusieurs dizaines de pseudonymes pour pouvoir vendre à d'autres marchands !

Si vous trouvez une gouache d'excellente qualité représentant Paris à la Belle Époque, cherchez bien la signature. Il signait bien sûr "E. Galien-Laloue", mais il signait aussi très souvent : J. Liévin, Louis Dupuy, Eugène Galiany, L. Lemaitre, ou encore M. Lenoir.

L'astuce pour le reconnaître malgré ses faux noms ? Observez les détails architecturaux (monuments, devantures de magasins) et les personnages : ils sont tracés avec une minutie presque photographique, tandis que le ciel et le sol sont traités avec plus de liberté et de spontanéité. La taille compte aussi : il affectionnait particulièrement les petits formats panoramiques (souvent autour de 20x30 cm ou 30x50 cm).

Si vous tombez sur une petite gouache signée "L. Dupuy" montrant la place de la République sous la neige avec des fiacres, vous avez peut-être un vrai Galien-Laloue entre les mains !

Vous pensez avoir découvert une scène parisienne de ce maître aux mille noms ? Faites-nous parvenir vos clichés sur estimationbrocante@gmail.com !

L'aventure de la chine continue de plus belle sur www.reussirdanslabrocante.fr !

 
 

 

 

 
 
 

 

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