comment reconnaître un vrai bouddha en bronze en brocante
C'est sans doute l'objet asiatique par excellence. Que ce soit un Bouddha rieur, une divinité Guanyin ou un guerrier mythologique, les statues asiatiques en métal pullulent sur les stands des vide-greniers.
Mais attention : entre un bronze d'époque Ming ou Qing qui peut valoir une petite fortune, et un souvenir ramené de Thaïlande ou de Chine dans les années 1990, il y a un monde. Voici les réflexes à adopter pour repérer les vraies antiquités asiatiques au milieu des reproductions.
le piège de la fausse patine et du "vert-de-gris"
La première chose qui attire l'œil sur un vieux bronze, c'est sa couleur. Avec le temps, le bronze s'oxyde naturellement et crée ce qu'on appelle une "patine".
Les faussaires le savent très bien et badigeonnent leurs statues modernes de produits chimiques pour recréer artificiellement une couche verdâtre (le fameux vert-de-gris) ou noire.
- Le test visuel : Une vraie patine ancienne est harmonieuse. Elle est incrustée dans le métal et s'est formée très lentement. Les zones en relief (le nez du Bouddha, son ventre, ses genoux) doivent être plus claires et usées, car ce sont les parties qui ont été touchées ou frottées pendant des décennies.
- Le test du faux vert : Si la poudre verte vous reste sur les doigts quand vous frottez, ou si la couleur semble avoir été appliquée au pinceau de manière grossière dans les creux, passez votre chemin. C'est du neuf !
attention au poids et au métal (bronze ou régule ?)
En brocante, on confond souvent le bronze avec le régule (un alliage beaucoup moins noble, plus fragile et moins lourd).
Soupesez la statue. Un vrai bronze asiatique ancien est lourd et dense. Si la statue vous semble anormalement légère, il s'agit probablement d'un alliage moderne, de tôle emboutie, ou même de résine peinte ! Autre astuce : grattez très discrètement le dessous du socle avec une clé. Si le métal qui apparaît sous la rayure est jaune/doré, c'est du laiton ou du bronze. S'il est gris blanc et brillant, c'est du régule ou un métal blanc sans valeur.
regardez sous la base de la statue
Comme toujours dans l'art asiatique, la vérité se cache souvent en dessous. Retournez la divinité. Les bronzes anciens étaient souvent creux, fabriqués selon la technique de la "cire perdue". À l'intérieur, vous devriez voir un métal brut, irrégulier, et parfois des restes de terre de fonte noircie. Beaucoup de statues religieuses anciennes étaient également "consacrées" : on glissait des prières ou des offrandes à l'intérieur, puis on scellait le fond avec une plaque en cuivre poinçonnée (souvent ornée d'un symbole bouddhiste). Si cette plaque est encore présente et intacte, c'est un excellent signe ! À l'inverse, si l'intérieur de la statue est parfaitement lisse et usiné comme un tuyau moderne, fuyez.
Vous avez un doute sur un objet que vous venez de chiner ? Vous pensez avoir découvert un trésor asiatique dans votre grenier ?
Pour une estimation gratuite et confidentielle, voici le mail : estimationbrocante@gmail.com
Merci d'avoir visité notre site www.reussirdanslabrocante.fr et à très bientôt pour de nouvelles découvertes !
Ajouter un commentaire
Commentaires