Chiner du Sanyu : Le génie chinois aux millions d'euros qui peignait à Paris
C'est l'histoire la plus folle du marché de l'art asiatique, et elle concerne directement la France. Si vous chinez dans les brocantes d'Île-de-France, dans les vieux cartons à dessins parisiens ou les successions, mémorisez bien ce nom : Sanyu (ou Chang Yu).
Ce peintre d'avant-garde, arrivé à Paris dans les années 1920, a fréquenté les cabarets de Montparnasse et Picasso, mais n'a jamais connu la gloire de son vivant. Mort dans le dénuement le plus total à Paris en 1966, il payait souvent son loyer ou ses cafés avec ses croquis, ses aquarelles et ses petites toiles.
Aujourd'hui ? Ses toiles se vendent jusqu'à 30 ou 40 millions d'euros chez Christie's ou Sotheby's à Hong Kong. Et le plus fou, c'est que nombre de ses esquisses dorment encore dans des caves ou des greniers français, chez les descendants de ceux qui les ont reçues à l'époque !
Le style Sanyu : Entre l'encre chinoise et l'avant-garde parisienne
Surnommé le "Matisse chinois", Sanyu a un style très particulier, extrêmement épuré. Il ne peignait pas de paysages de montagnes brumeuses ou de vieux sages. Ses thèmes de prédilection étaient :
- Les nus féminins : Aux formes très généreuses, souvent dessinés d'un seul trait continu à l'encre de Chine ou au fusain.
- Les fleurs : Particulièrement des chrysanthèmes ou des branches de prunier dans des vases simples, sur des fonds aux couleurs parfois vives (rose, jaune, noir).
- Les animaux : De petits chevaux, des chats ou des léopards, souvent peints de manière très minimaliste, perdus dans de grands espaces vides.
L'astuce de l'expert : Comment repérer une œuvre de Sanyu ?
Si vous fouillez un tas de vieux dessins au fusain ou à l'aquarelle dans un vide-grenier, voici ce qui doit vous faire bondir le cœur :
- Le trait ininterrompu : Le génie de Sanyu réside dans sa maîtrise de la calligraphie appliquée au nu occidental. Ses silhouettes sont souvent tracées d'une seule ligne fluide, sans reprise, avec une élégance incroyable.
- La signature bilingue : C'est le détail crucial. Sanyu signait très souvent ses œuvres en utilisant les caractères chinois traditionnels pour son nom (常玉 - Chang Yu), mais il ajoutait presque toujours en dessous ou à côté "SANYU" en lettres occidentales majuscules, avec une typographie assez droite et stricte.
- Le support modeste : Parce qu'il était pauvre, Sanyu dessinait sur tout ce qu'il trouvait : du papier bon marché, des pages de carnets, des menus de restaurants, ou de la toile de récupération. Un support jauni et modeste des années 1930 à 1950 est tout à fait cohérent.
Vous avez mis la main sur un dessin avec la signature "SANYU" ? Surtout, manipulez-le avec précaution par les bords. Ne le pliez pas. Photographiez l'œuvre en entier, prenez la signature en gros plan, et contactez-nous en urgence pour une première estimation : estimationbrocante@gmail.com
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