Chiner du Xu Beihong : Le maître des chevaux qui valait des millions

Publié le 11 mai 2026 à 18:21

Chiner du Xu Beihong : Le maître des chevaux qui valait des millions

Imaginez la scène : vous fouillez dans un vieux carton à dessin lors d'un vide-grenier dominical, et vous tombez sur une feuille de papier de riz jaunie. Dessus, quelques coups de pinceau noirs, rapides et nerveux, forment un groupe de chevaux lancés au galop. Vous trouvez ça joli, vous l'achetez pour une poignée d'euros.

Attention, vous tenez peut-être le Saint Graal de l'art asiatique moderne : une œuvre de Xu Beihong.

Qui est Xu Beihong ?

Né en 1895, Xu Beihong est l'un des pionniers de l'art moderne chinois. Dans les années 1920, il vient étudier à l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Il y apprend l'anatomie occidentale et le dessin classique, qu'il va ensuite fusionner avec la technique traditionnelle de l'encre de Chine.

Le résultat ? Des œuvres d'une puissance incroyable. Il est particulièrement célèbre pour ses peintures de chevaux (symbole de courage et de liberté en Chine), d'aigles ou de lions. Aujourd'hui, un grand rouleau authentique de Xu Beihong représentant des chevaux au galop se vend régulièrement entre 1 et 5 millions d'euros aux enchères. Même une petite esquisse rapidement brossée pour un ami peut valoir des dizaines de milliers d'euros.

L'astuce de l'expert : Comment reconnaître un vrai Xu Beihong ?

Les chevaux de Xu Beihong sont parmi les motifs les plus copiés au monde (on en trouve même sur des éventails bon marché). Mais l'œil du chineur peut faire la différence :

  1. L'anatomie parfaite : Contrairement aux peintres traditionnels chinois qui peignaient les chevaux de manière stylisée, Xu Beihong connaissait l'anatomie sur le bout des doigts grâce à ses études parisiennes. Même si le cheval est peint en trois coups de pinceau, ses muscles, ses articulations et ses proportions sont remarquablement justes. Les copies ont souvent des pattes tordues ou des têtes mal proportionnées.
  2. La magie de la crinière : Regardez la crinière et la queue. Xu Beihong utilisait des pinceaux larges gorgés d'eau et d'encre pour créer des "taches" dynamiques qui donnent l'illusion parfaite du mouvement et du vent. Le trait doit être foudroyant, sans la moindre hésitation.
  3. Les sabots dans le vide : Sur beaucoup de ses chefs-d'œuvre, les chevaux semblent littéralement voler, aucun sabot ne touchant un sol qui n'est d'ailleurs jamais dessiné. C'est l'énergie pure de l'encre qui crée le mouvement.

Vous avez trouvé une calligraphie ou une peinture de chevaux ? Même si le papier est abîmé ou piqué de taches de rousseur (ce qui est normal pour du papier de riz ancien), ne le jetez surtout pas et ne tentez pas de le gommer ! Prenez le rouleau en photo dans son intégralité, faites des gros plans sur les tampons rouges, et contactez-nous : estimationbrocante@gmail.com

L'art asiatique regorge de mystères, venez les percer avec nous sur www.reussirdanslabrocante.fr !

Ajouter un commentaire

Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire.

Créez votre propre site internet avec Webador