Chiner du Vu Cao Dam : Le maître vietnamien de la sculpture et de la peinture

Publié le 11 mai 2026 à 18:41

Chiner du Vu Cao Dam : Le maître vietnamien de la sculpture et de la peinture

Si vous fouillez régulièrement dans les successions du sud de la France ou les belles demeures parisiennes, il est un nom de l'École d'Indochine qu'il faut absolument mémoriser : Vu Cao Dam (1908-2000).

Arrivé en France en 1931 pour l'Exposition Coloniale, il décide de ne plus jamais repartir. Formé d'abord à la sculpture à Hanoï, il va embrasser une carrière exceptionnelle, passant avec virtuosité du bronze à la peinture sur soie, puis à la peinture à l'huile. Ayant vécu la deuxième moitié de sa vie à Saint-Paul-de-Vence sous la lumière du Sud (où il échangeait avec son célèbre voisin Marc Chagall), il a laissé de nombreuses œuvres dans l'Hexagone. Aujourd'hui, les riches collectionneurs asiatiques sont prêts à débourser des dizaines, voire des centaines de milliers d'euros pour ramener ses œuvres au Vietnam.

L'astuce de l'expert : Comment reconnaître une œuvre de Vu Cao Dam ?

Vu Cao Dam est unique car il vous offre deux chances de le trouver en brocante : en fouillant dans les tableaux, mais aussi dans les objets d'art !

  1. Le sculpteur (Bronzes et Terres cuites) : C'est le seul de sa génération à avoir excellé en sculpture. Vous pouvez trouver en vide-grenier de magnifiques bustes en bronze ou en terre cuite représentant des figures asiatiques, ou des têtes de jeunes paysannes. La signature "Vu Cao Dam" est souvent gravée dans la matière, parfois accompagnée de la marque du fondeur (comme Susse Frères).
  2. Le peintre (Soie et Huile) : Ses peintures sur soie des années 30-40, très douces, mettent en scène des jeunes femmes, des lettrés ou des maternités. Plus tard, dans le Sud de la France, il se tourne vers la peinture à l'huile sur toile. Ses toiles deviennent plus texturées, très lumineuses, rappelant parfois l'univers onirique de Chagall, avec des personnages issus du folklore vietnamien (comme le célèbre poème Kim Van Kieu), des cavaliers, ou des combats de coqs.
  3. La signature "Vu Cao Dam" : En peinture, il signait le plus souvent en bas de l'œuvre avec son nom entier en lettres occidentales, souvent en majuscules : "VU CAO DAM". Comme ses amis, il ajoutait systématiquement son nom en caractères asiatiques, tracé à l'encre noire, et y apposait souvent son petit sceau rouge. Il mentionnait fréquemment l'année de création à côté de la signature.

Vous pensez avoir déniché une toile onirique ou un buste en bronze signé de ce maître ? Qu'il s'agisse d'une sculpture lourde et patinée ou d'une fragile peinture sur soie, ne prenez aucun risque de restauration hasardeuse. Prenez en photo la signature, l'œuvre dans son ensemble, ainsi que le dos du cadre ou le dessous de la sculpture, et contactez-nous pour une estimation confidentielle : estimationbrocante@gmail.com

L'art asiatique n'a pas fini de vous surprendre au détour d'une ruelle de brocante. Poursuivez la chasse aux trésors sur www.reussirdanslabrocante.fr !

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