Chiner du Takanori Oguiss : Le Japonais qui peignait l'âme du vieux Paris

Publié le 11 mai 2026 à 18:46

Chiner du Takanori Oguiss : Le Japonais qui peignait l'âme du vieux Paris

Si Foujita peignait des chats et des femmes, son compatriote Takanori Oguiss (1901-1986) avait une autre muse : la France, et plus particulièrement les vieux murs de Paris. Arrivé en 1927, il s'installe à Montparnasse, puis à Montmartre, et tombe amoureux de l'architecture européenne.

Influencé par Maurice Utrillo et Vlaminck, Oguiss va arpenter les rues avec son chevalet. Ce qui est merveilleux pour nous autres chineurs, c'est que cet artiste a produit énormément de toiles en France, mais aussi des aquarelles et des lithographies. Aujourd'hui, ses œuvres sont très recherchées par les collectionneurs internationaux (particulièrement au Japon) qui s'arrachent cette vision nostalgique et poétique de la France.

L'astuce de l'expert : Comment reconnaître une œuvre d'Oguiss ?

  1. Les sujets : Les vieux murs et les devantures de boutiques. C'est sa marque de fabrique. Oguiss adorait peindre les vieilles papeteries, les boucheries de quartier, les bistrots aux murs lépreux, les portes cochères en bois et les ruelles pavées de Montmartre, du Marais ou de la banlieue parisienne. Ses paysages sont souvent mélancoliques et déserts (très peu de personnages).
  2. La palette et la matière : Contrairement aux couleurs vives de certains peintres de l'École de Paris, Oguiss utilisait souvent des tons sourds, terreux, gris, ocres et bruns, pour rendre la texture de la pierre et du plâtre vieillissant. Il appliquait souvent la peinture à l'huile en couche épaisse (empâtement) pour donner du relief aux vieux murs.
  3. La signature "Oguiss" : Il signait presque toujours en lettres occidentales, le plus souvent en bas de la toile, avec une écriture un peu anguleuse : "Oguiss". Contrairement à beaucoup d'artistes asiatiques de cette époque, il n'ajoutait pas systématiquement de caractères japonais à côté de sa signature sur ses huiles parisiennes.

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