L'argentique fait un flash-back : Comment bien chiner son appareil photo ancien ?
C'est une scène typique du dimanche matin : posé sur une couverture, à côté d'une pile de vieux livres, un appareil photo argentique dans sa housse en cuir marron attire le regard.
Aujourd'hui, posséder un appareil à pellicule n'est plus un truc de "vieux". Toute une nouvelle génération redécouvre la magie du développement, le grain unique de la pellicule et le charme de prendre le temps de cadrer. Conséquence directe sur les brocantes : les prix grimpent ! Certains modèles compacts des années 90, qui se vendaient 5 euros il y a quelques années, s'affichent aujourd'hui à plus de 100 euros.
Mais un appareil photo est une mécanique de précision. Avant de craquer pour son look rétro, il faut s'assurer qu'il fonctionne, sous peine d'acheter un simple objet de décoration.
L'œil de l'expert : 4 tests indispensables avant d'acheter
N'achetez jamais un appareil photo les yeux fermés. Même si le vendeur vous jure qu'il "marchait très bien la dernière fois qu'on s'en est servi" (en 1998...), prenez l'appareil en main et faites ces vérifications :
1. L'ennemi invisible : Les champignons dans l'objectif C'est le défaut numéro un. Les vieux objectifs stockés dans des greniers humides ou des caves développent des champignons (fungus). Retirez le bouchon, ouvrez le dos de l'appareil, pointez l'objectif vers le ciel lumineux et regardez au travers. Si vous voyez de petites toiles d'araignées ou des taches blanchâtres à l'intérieur du verre, passez votre chemin ! La réparation coûtera plus cher que l'appareil.
2. Le test du "Clic" (L'obturateur) Un appareil photo, c'est avant tout un mécanisme. Tirez le levier d'armement (celui qui servait à avancer la pellicule) et appuyez sur le déclencheur. Vous devez entendre un "clic" net et franc. Si le levier est bloqué ou que le bouton tourne dans le vide, le mécanisme est grippé.
3. Le cauchemar des piles oubliées Les appareils des années 70 à 90 utilisaient des piles pour la cellule (qui calcule la lumière). Ouvrez le compartiment à piles (souvent en dessous). Si une vieille pile est restée dedans pendant 30 ans, elle a probablement coulé. Une poudre bleue/blanche (l'acide) ronge les contacts électriques. C'est parfois nettoyable, mais c'est un gros risque à prendre.
4. Les mousses d'étanchéité (La maladie de la lumière) Ouvrez le dos de l'appareil (là où l'on met la pellicule). Sur les bords, il y a de petites mousses noires qui empêchent la lumière d'entrer. Avec le temps, cette mousse se désagrège et devient poisseuse comme du goudron. Si elle s'effrite sous le doigt, votre pellicule prendra la lumière (les fameuses "fuites de lumière"). C'est réparable pour quelques euros avec des kits sur internet, mais c'est un excellent argument pour faire baisser le prix !
Les "Pépites" à surveiller du coin de l'œil
Si vous voyez ces noms gravés sur un boîtier, n'hésitez pas à regarder de plus près :
- Les reflex de légende : Le Canon AE-1, le Pentax K1000, l' Olympus OM-1 ou le Nikon FM2. Ce sont les rois de la brocante, très recherchés par les étudiants en photographie.
- Les "Point & Shoot" stars des années 90 : Les petits appareils compacts en plastique noir ne paient pas de mine, mais des modèles comme l'Olympus Mju II, le Contax T2 ou le Yashica T4 valent aujourd'hui des fortunes !
- Le Saint Graal : Un boîtier Leica ou Hasselblad. Si vous en trouvez un au fond d'un carton à prix cassé... courez jouer au Loto dans la foulée !
Le verdict du chineur
L'argentique est le parfait croisement entre la mécanique ancienne et la tendance actuelle. Prendre le temps de tester un boîtier sur un stand, c'est déjà un peu l'adopter. Et n'oubliez pas de marchander si vous trouvez un petit défaut réparable !
Vous avez déniché l'appareil photo de vos rêves ce week-end ? Une marque que vous ne connaissez pas ? Envoyez-nous des photos de votre boîtier et de son objectif sur estimationbrocante@gmail.com !
L'œil du chineur se cultive tous les jours sur www.reussirdanslabrocante.fr !
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