comment reconnaître une vraie statuette en bronze asiatique en brocante
Au détour d'une allée de vide-grenier, il est très fréquent de croiser le sourire paisible d'un Bouddha, d'un dragon ou d'une divinité taoïste. Les statuettes asiatiques ont un charme fou et apportent une touche zen à n'importe quel intérieur.
Mais attention : le marché est inondé de copies destinées aux touristes et aux magasins de décoration. Entre un véritable bronze chinois ou tibétain du 19ème siècle et un moulage fabriqué à la chaîne il y a dix ans, la valeur n'a rien à voir. Alors, comment savoir si cette petite statuette qui vous fait de l'œil est une véritable trouvaille ? Voici les réflexes à adopter.
le test de la température et du poids
C'est la première chose à faire : prenez la statuette en main. Le bronze est un alliage de cuivre et d'étain. C'est une matière dense, lourde et froide au toucher.
Si la statuette vous semble étrangement légère ou qu'elle se réchauffe très vite dans vos mains, méfiez-vous : il s'agit très probablement de résine synthétique (souvent lestée avec du sable à l'intérieur pour tromper l'acheteur) ou de fibre de verre peinte.
Faites également attention au régule (un alliage pauvre souvent utilisé au début du 20ème siècle). Le régule est froid, mais un peu moins lourd que le bronze, et surtout, il est fragile. S'il y a un éclat, le métal apparaîtra grisâtre en dessous, alors que le bronze griffé révèle une couleur jaune/dorée.
l'examen de la patine (gare au cirage !)
Une vraie statuette ancienne a traversé les décennies, voire les siècles. Son métal a réagi à l'air, à l'humidité et aux manipulations. La "patine" (cette coloration vert-de-gris ou brune) doit s'être incrustée naturellement dans les creux de la sculpture, tandis que les zones en relief (comme le nez, les épaules ou les genoux du Bouddha) doivent être plus claires et polies par les frottements répétés.
Sur les mauvaises copies, la patine est artificielle. Elle est souvent appliquée grossièrement au pinceau. Parfois, on utilise même du cirage à chaussures noir ou marron pour salir l'objet et lui donner un aspect "vieux". N'hésitez pas à frotter discrètement la statuette : si vos doigts ressortent noirs ou que l'objet dégage une forte odeur de produit chimique, reposez-le.
le secret se cache en dessous
Ne vous contentez jamais de regarder le visage de la statuette. Retournez-la !
- Sur les copies modernes : La base est souvent parfaitement lisse, fermée par une plaque de feutrine verte ou noire collée, ou présente des traces de meulage industriel très régulières.
- Sur les vrais bronzes anciens : La base est souvent irrégulière. On y voit la trace du moule d'origine. Mieux encore : sur les authentiques statuettes bouddhistes tibétaines ou sino-tibétaines, la base est souvent scellée par une plaque de cuivre gravée. Historiquement, ces statues étaient consacrées par des moines qui glissaient à l'intérieur des mantras (prières sur papier), des graines ou des reliques avant de les refermer précieusement !
Et vous, avez-vous déjà déniché une belle statuette asiatique sur une brocante ? Comment avez-vous su qu'il s'agissait d'un vrai bronze ? Racontez-nous tout dans les commentaires !
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